Fédération PCF de Seine-saint-Denis (93)

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PSA-Aulnay : Le gouvernement et sa majorité parlementaire sont au pied du mur !

"L’avenir du site de PSA-Aulnay est désormais une bataille d’ampleur nationale pour le PCF". C’est en ces termes que Pierre Laurent, secrétaire national, a commenté, lors du meeting de ce 20 juin à la Mutualité, la table ronde organisée par le ministre du redressement productif, concernant l’avenir du site d’Aulnay et associant les organisations syndicales et les élus locaux, ce lundi 18 juin. Il annonçait par ailleurs la mobilisation des militants et des élus communistes lors de la journée d’action du 28 juin prochain, décidée par les salariés et leurs organisations syndicales.

Car il y a seulement quelques semaines, le candidat François Hollande promettait de « dominer la finance » une fois élu à la Présidence de la République. L’écho grandissant rencontré par les propositions des candidats du Front de Gauche à la présidentielle et aux législatives pour reprendre le pouvoir aux marchés financiers et inverser la spirale du déclin industriel en France et en Europe n’était pas pour rien dans cette soudaine conversion de François Hollande à la lutte contre la mainmise des marchés financiers sur l’économie.

Avec les menaces qui se précisent sur l’avenir du site PSA d’Aulnay-sous-bois et ses 3.500 emplois, le Président du « changement », son gouvernement et leur majorité présidentielle ont l’occasion, sinon l’obligation, de passer aux actes.

Pas question en effet de fuir les responsabilités qui sont désormais celles du gouvernement, en réduisant son action à l’organisation de tables rondes, à l’issue desquelles le ministre et les élus PS locaux (le Maire d’Aulnay, Gérard Ségura, Claude Bartolone, Président du Conseil général, le nouveau Député Daniel Golberg) se contentent d’exprimer leur « préoccupation ».

Comment le Maire d’Aulnay et Président du Conseil général, par ailleurs Député et candidat au Perchoir, le ministre du "redressement productif" et le Député de la circonscription pourraient-ils être condamnés à subir les funestes intentions de la direction de PSA ? Comment pourraient-ils « intégrer », avant même d’avoir livré la moindre bataille contre la direction de PSA, la liquidation d’un tel site de production et d’emplois, et imaginer un autre destin pour ce site si important pour l’emploi en Seine-Saint-Denis et en Ile-de-France ?

A quoi servirait cette "majorité absolue" tant désirée par le PS si celle-ci se déclarait impuissante à chaque mauvais coup de la finance contre nos emplois et contre notre industrie ?

Personne n’a oublié les engagements pris par l’ensemble des élus de gauche (dont le Maire et le Président du Conseil général) sur le perron de l’hôtel de ville d’Aulnay-sous-bois, à l’issue de la grande manifestation organisée par les syndicats du site l’hiver dernier. Personne n’a oublié non plus la vigueur des propos du candidat socialiste aux élections législatives – désormais élu – pour fustiger l’annonce prématurée de la disparition du site par son prédécesseur UMP, Gérard Gaudron, à quelques jours du scrutin.

L’heure est venue de passer des discours aux actes, avec courage et ambition, et de refuser tout cynisme concernant ce dossier.

Les légitimes exigences à l’encontre du précédent gouvernement pour qu’il s’oppose à la fermeture de PSA-Aulnay valent désormais pour le gouvernement de Jean-Marc Ayrault.

Au laisser faire du gouvernement Fillon, à sa soumission au desiderata du MEDEF, ne peut se substituer une impuissance du nouveau gouvernement socialiste. D’autant que les salariés et leurs organisations syndicales ont mis en évidence que la « surcapacité » de production invoquée par la direction de PSA n’était qu’un mauvais prétexte visant à masquer les projets de délocalisation de toutes les activités de production du groupe.

Non, les actionnaires de PSA n’ont pas à dicter le sort d’une usine de 3.500 salariés et de l’ensemble de ses sous-traitants et de leurs emplois, au seul motif de conforter leurs dividendes ! Non, ils n’ont pas à décider du destin d’un territoire, déjà largement meurtri par le chômage et la précarité, par une désindustrialisation mortifère pour l’Ile-de-France et l’ensemble du pays.

Le PCF et ses parlementaires formulent plusieurs propositions à l’intention du gouvernement pour soutenir le développement d’une filière automobile moderne, respectueuse de l’environnement, pour favoriser l’investissement et la recherche, la formation et l’emploi dans un secteur essentiel de l’industrie française.

Sans attendre, il propose que le gouvernement se donne les moyens de stopper la cascade d’annonces de suppressions d’activités et d’emplois dans le pays en adoptant immédiatement un moratoire sur les licenciements boursiers, avant que l’Assemblée nouvellement élue n’adopte de nouvelles mesures visant à désintoxiquer notre économie de la finance.

Parce que de telles propositions peuvent être mises en oeuvre pour peu que la majorité de gauche les traduise en décisions, le PCF appelle les forces vives de Seine-Saint-Denis à se mobiliser le 28 juin, aux côtés des salariés.

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